PSYCHOTHÉRAPIE DE L’ENFANT

Jusqu’au début du XIXe siècle, en occident, l’enfant est pensé comme un « petit adulte », au cours de cette période, il devient un objet d’étude et les savants prennent consciences de ses capacités.

Assurément, la personnalité évolue à travers des crises qui représentent des moments clés de la croissance durant lesquelles l’enfant ne cesse de se transformer.

La psychologie s’intéresse à tous les aspects du développement psychologique, et nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur les comportements, les processus mentaux, les performances, les habilités du jeune enfant. De ce fait, les chercheurs ont tenté de comprendre pourquoi ses aptitudes régressent ou se développent au cours du développement de l’individu.

QU’EST-CE QU’UNE PSYCHOTHÉRAPIE?

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La psychothérapie est une méthode qui vise à retrouver un équilibre satisfaisant, lorsque des symptômes apparaissent. Elle peut être définit comme une relation d’aide, un partenariat entre plusieurs personnes dans le but de résoudre un problème.

Elle recouvre des approches et des méthodes différentes, certaines sont brèves, d’autres peuvent durer plusieurs années.

La psychothérapie invite le sujet à s’exprimer, à libérer sa parole dans un cadre définit où le thérapeute et le patient vont nouer une «alliance thérapeutique», qui permettra au sujet de s’exprimer librement, sans se sentir jugé ou critiqué.

PSYCHOTHÉRAPIE DE L’ENFANT

La thérapie s’adressant à l’enfant, propose d’éclairer les situations obscures et d’expliquer les problèmes liés aux situations externes (environnement/relation familiale) qui rendent la vie de la petite fille et du petit garçon difficile ou inacceptable.

Dans les cas de suivit d’enfant, c’est le plus souvent les parents qui sont à l’initiative de la demande.

Chaque thérapeute utilise une méthode thérapeutique en fonction de son domaine d’étude, toutefois chaque méthode vise à interpréter  les productions de l’enfant.

En fonction de la souffrance du sujet, il convient d’envisager la méthode adéquate. Le travail thérapeutique peut se faire en quelques séances ou en profondeur (psychanalyse).

Les psychothérapies menées auprès d’enfants répondent aux mêmes objectifs que celles de l’adulte, si ce n’est un mode opératoire différent. En effet, le jeune individu n’a pas les mêmes capacités de verbalisation que l’adulte, il bouge, joue, et se manifeste à travers sa spontanéité, son comportement ainsi que par le jeu.

LA PSYCHANALYSE D’ENFANT

Cette méthode nous apprend l’effet du traumatisme affectif sous-jacent aux comportements et aux névroses du jeune individu.

Freud nous a montré que les conflits de l’adulte névrosé avaient leur origine dans la petite enfance, il stipule que beaucoup de névroses infantiles passent inaperçues de l’entourage, et persistent à l’âge adulte.

En effet, selon la psychanalyse l’évolution  normale de la libido (ou force sexuelle) passe par le stade de la perversité polymorphe : de l’autoérotisme (différents stades orale/sadique-anal/phallique), au complexe d’Œdipe, suivit de la période de latence. Plus tard le dernier stade de son évolution à l’adolescence représente celui de l’hétéro-érotisme.

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L’équilibre de l’individu va dépendre des facultés diplomatiques du Moi, autrement dit de l’équilibre entre les tendances instinctives (ça) et les exigences du surmoi.

LE JEU, LES CONTES, LES RÊVES ET RÊVERIES

Winnicott fût l’un des fondateurs de la psychanalyse d’enfant et accorde une place importante au jeu dans son œuvre, il permet de faire la transition  entre le monde interne et le monde externe.

Selon lui « c’est en jouant, et seulement quand il joue, que l’enfant ou l’adulte est libre de se montrer créatif et d’utiliser sa personnalité entière, et c’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le self. »

Mélanie Klein et Anna Freud s’oppose dans leur conception, et leurs développements et leurs débats ont animés les sociétés psychanalytiques durant des années. Elles ont toutes deux contribuées à enrichir les recherches et nous ont apporté leur précieuses expériences de l’analyse d’enfant.

Sophie Morgenstern, dans son ouvrage Psychanalyse Infantile, ne s’est pas contentée d’appliquer la méthode orthodoxe freudienne, qui consiste à faire parler l’enfant. Elle emploi le dessin de l’enfant pour faire pénétrer plus en profondeur et mettre au jour les tendances instinctives et inconscientes.

« Les productions artistique sous forme de conte, de dessin ou de modelés rendent peut-être avec pus de précision que les jeux et le rêves les désirs de l’enfants, ses tendances affectives, ses fixations perverses, les compensations du sentiment d’infériorité, les vengeances des griefs conscients ou refoulés, et permettent en premier lieu à ses idées de grandeur une réalisation plus complète. »

S. MORGENSTERN

MÉTHODE

Qu’il s’agisse de psychothérapie ou de psychanalyse, le thérapeute se doit de respecter des règles d’usage, afin de mener à bien le bon déroulement de la cure.

Lors de la première consultation, généralement, le thérapeute reçoit d’abord  l’enfant, puis l’enfant et/ou les parents. Cette séance est destinée à comprendre les motivations de consultation, les problèmes à résoudre.

Le thérapeute pose un certain nombre de question au cours de cette séance, à l’enfant puis aux parents, et rend compte de ce qu’il est entendu.

C’est après la première séance qu’il va pouvoir renseigner sur les modalités de prise en charge thérapeutique en fonction de chacun. Généralement, le suivit d’un enfant impose une séance par semaine ou bimensuelle. Dans le cadre d’un suivit psychanalytique le suivit demande deux à trois entretiens par semaine.

Durant la prise en charge, le thérapeute se doit de ne pas révéler aux parents ce que lui confira l’enfant, afin d’assurer le bon déroulement de la cure, il entretient néanmoins un dialogue avec les parents, les informant ponctuellement des avancés thérapeutiques, afin que ceux-ci accompagnent et soutienne le jeune individus dans sa cure.

Depuis que l’on s’occupe davantage des enfants, on se rend compte des difficultés rencontrées lors du développement, et ce même dans les conditions les plus « normales ».

Dans sa plus jeune enfance, l’individu est sous l’emprise du principe de plaisir, le but de l’éducation est de lui apprendre l’adaptation à la réalité, en d’autres termes le sacrifice du principe de plaisir à celui de réalité. Dans le cas où l’enfant développe une névrose, il n’arrive pas à faire cette adaptation et subit une régression au moment des nouvelles difficultés.

Le but des psychothérapies et de la méthode psychanalytique est de pallier aux troubles, d’améliorer ou de supprimer les conflits familiaux créés par les névroses infantiles, l’enfant étant dans sa première structuration psychique, il est « plus aisé » d’intervenir sur les conflits.

La psychothérapie, quelque soit la méthode utilisée, sert à faire comprendre aux parents l’origine des conflits, leurs donnant des conseils quant aux comportements à adopter vis à vis de leur enfant en difficulté, leur expliquant, entre autre, le tord causé par les comportements ou les nouvelles situations comme  les menaces, la pruderie excessive, un deuil, l’arrivée d’un frère, la séparation…

En effet, les parents et les éducateurs pourraient éviter maintes difficultés aux enfants si on leur offrait une conception de la psychologie humaine, ce qui rendrait un service énorme à l’hygiène mentale des futures adultes dont ils ont la responsabilité.

Ce serait un idéal dans l’état actuel de notre civilisation…