IST- Infections Sexuellement Transmissibles chez l’homme et la femme

Les IST- Infections Sexuellement Transmissibles ou MST – Maladies Sexuellement Transmissibles sont des infections transmissibles provoquées par des bactéries, des virus ou des parasites.

Relativement courantes, elles se transmettent principalement d’une personne à une autre lors de rapports sexuels vaginaux, oraux et rectaux non protégés avec un partenaire infecté.

Au delà des infections relatives à la pénétration génitale, certaines IST se transmettent par d’autres voies :

  • Lors de contacts physiques étroits : baiser / caresses-masturbation sexe contre sexe
  • De la mère à l’enfant avant la naissance ou lors de l’accouchement
  • Lors de l’allaitement
  • L’utilisation d’instruments mal nettoyés (instruments médicaux / instruments pour le piercing ou le tatouage / seringues)

LES IST LES PLUS COMMUNES CHEZ L’HOMME ET LA FEMME

  • La chlamydiose ou infection à Chlamydia : elle se développe en l’absence de tout symptôme. Répandue chez les moins de 25 ans, elle touche les jeunes filles comme les jeunes hommes, et peut être à l’origine de stérilité.
  • Le papillomavirus ou condylome ou crête de coq ou HPV : particulièrement contagieux, les conséquences d’une infection peuvent aller de verrues génitale aux cancers, selon le type de papillomavirus. Cette infection touche autant les hommes que les femmes.
  • La gonorrhée : peu connue du grand public, elle est pourtant très répandue. Elle peut se transmettre de la mère infectée à l’enfant lors de l’accouchement. Si elle n’est pas traitée la gonorrhée peut mener à la stérilité tant masculine que féminine.
  • L’hépatite B : provoquée par un virus qui attaque le foie. Il n’existe pas de traitement curatif, cependant un vaccin est disponible pour protéger du virus.
  • L’hépatite C : cause majeure du cancer du foie, la gravité de l’hépatite C est variable et peut aller d’une forme bénigne à une maladie grave. Il n’existe pas de vaccin contre cette infection, cependant, des antiviraux permettent de guérir les formes bégnines.
  • L’herpès génitale : peut se transmettre de la mère infectée à l’enfant lors de la grossesse ou de l’accouchement. Lorsque le virus de l’herpes a pénétré l’organisme il reste présent à vie. L’herpès génital produit des lésions douloureuses sur les parties génitales. Il n’existe aucun vaccin ni traitements permettant de soigner cette infection, cependant des médicaments antiviraux soulagent les douleurs et permettent de contrôler les récurrences.
  • L’infection au VIH : Lorsque ce virus pénètre dans l’organisme d’un individu, il attaque le système immunitaire, l’infecte et le détruit, l’infection évolue alors vers le stade du SIDA. Il n’existe pas de vaccin, mais un traitement antirétroviraux permet aujourd’hui de maintenir les malades en « bonne santé ».
  • La Maladie Inflammatoire Pelvienne ou MIP : infection polymicrobienne du col, de l’utérus des trompes Fallope et des ovaires. Les complications peuvent entrainer des douleurs pelvienne chronique, une grossesse extra-utérine et l’infertilité. Le traitement repose sur les antibiotiques.
  • La trichomonas : rarement dangereuse, ses symptômes peuvent être désagréables. L’infection au Trichomonas Vaginalis ne provoque pas de symptômes chez 50% des personnes infectées, notamment chez les hommes. Lorsqu’elle est diagnostiquée, un traitement antibiotique permet de guérir.
  • La syphilis : infection très contagieuse, elle est réapparue dans les  pays industrialisés depuis les années 90. En l’absence de dépistage et de traitement de graves complication apparaissent 10 à 30 ans après contamination : troubles neurologiques, psychiatriques, rupture de vaisseaux sanguins, destruction des organes, voir décès.
  • Infestation de la région génitale par des morpions ou poux du pubis : infection gênante mais bégnine. Peut être transmis par un contact direct (relation sexuelle) ou indirect (vêtement, drap ou literie)

SIGNES ET SYMPTÔMES

De nombreuses personnes infectées peuvent ne présenter aucun symptôme évident. Ceci incite à une extrême prudence quant aux pratiques sexuelles de chacun.

Bien que chaque IST a des symptômes spécifiques, certains signes permettent d’envisager l’éventualité d’une infection :

  • Démangeaisons dans la région génitale ou anale
  • Douleurs pelviennes non associées aux menstruations
  • Douleurs lors des rapports sexuels
  • Écoulement du pénis ou du rectum
  • Écoulement vaginal supérieur à la normal
  • Émissions de l’urine douloureuses ou plus fréquentes
  • Fièvre, maux de têtes, sensation de malaise général
  • Gonflement des glandes au niveau de l’aine
  • Pertes vaginales malodorantes
  • Plaies ou éruptions sur les régions génitales ou anales, mais aussi dans la bouche
  • Saignement après les rapports sexuels
  • Saignement en dehors des menstruations
  • Testicules enflés et/ou douloureux

PLUS TÔT DÉPISTÉES, MIEUX ELLES PEUVENT ÊTRE SOIGNÉES

Lorsqu’une IST n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement, des  complications apparaissent. La propagation de micro-organismes dans le sang infecte les organes internes,  menaçant le pronostic vital chez l’homme et la femme.

Néanmoins, la plupart des IST sont généralement bégnines, lorsqu’elles sont diagnostiquées précocement et traitées rapidement.

Le dépistage fait référence à la réalisation de tests à la recherche d’une maladie chez des personnes présentant ou non des symptômes. Il est important de ne pas attendre d’avoir des symptômes d’une IST pour envisager de se faire dépister, puisque beaucoup d’entre elles sont asymptomatiques.

Différentes IST nécessitent différents types de dépistage, les tests  s’effectuent à partir d’un prélèvement sur un bâtonnet ouaté, sur un échantillon d’urines ou de sang. Dans certains cas un simple examen visuel permet de diagnostiquer une IST.

Donner le maximum d’informations pertinentes concernant son activité sexuelle permet au médecin de mieux cibler les tests dont le patient à besoin.

La fréquence du dépistage dépend de plusieurs facteurs, l’idéal est de se faire dépister chaque fois que l’on change de partenaire et avant d’avoir des relation avec une nouvelle personne.

Si l’on a le même partenaire depuis longtemps, que les rapports sexuels ne sont pas partagés et qu’il n’a pas eut d’échange de matériel d’injection ou de tatouage, la bonne règle est de se faire dépister annuellement.

Concernant le dépistage de la chlamydia, toutes femmes adulte de moins de 25, sexuellement active, doivent faire l’objet d’un test chaque année.

PRÉVENTION

L’utilisation du préservatif (masculin et féminin) demeure le meilleur moyen de se protéger et de protéger son partenaire des IST, à condition que son utilisation soit adaptée aux pratiques sexuelles. En effet, une mauvaise utilisation peut ne plus assurer de protection.

  • Utiliser un préservatif pour chaque rapport sexuel : un préservatif est à usage unique. Il ne doit pas être utilisé pour plusieurs rapporte, ni pour deux types de pénétration différentes (anal/ vaginal).
  • La pratique de la sexualité anale nécessite un préservatif plus résistant, suffisamment lubrifié : les lubrificateurs doivent être à base d’eau, car les lubrificateurs à base d’huile rendent le préservatif poreux et causent le déchirement de celui-ci.
  • Les modèles non lubrifiés doivent être réservés aux rapports oraux.
  • Le préservatif féminin est tout aussi efficace mais reste encore peut utilisé.