L’ENFANCE DU PERVERS NARCISSIQUE

Cette faible estime de soi est à l’origine d’une enfance échouée.

Pour que l’enfant puisse évoluer vers un raisonnement approprié, il expérimente les échecs et les frustrations, accompagné d’une mère (d’un parent)  présente, attentive, patiente, consolante et encourageante.

À force de répétition de ces moments de honte, normalement suivis de la réparation face à une mère « aimante », le cerveau intègre et développe des circuit qui lui permettent de réparer la honte tout seul, c’est à dire de faire face au situations de stress de manière appropriée. 

Si cet apprentissage n’a pas lieu, si son environnement est nocif, l’enfant va s’y adapter en évitant de faire tout ce qui mène à la honte, et poursuit tout  ce qui mène à la récompense, soit l’amour d’une mère.

Ainsi, chez l’enfant victime d’une « mauvaise mère » les circuits cérébraux responsables sont sous-développés : pour survivre, le/ la pervers(e) narcissique s’est fabriqué un faux soi.

Cet handicapé de la vie doit à tout prix maintenir l’illusion de son soi inventé. 

LE NŒUD DU PROBLÈME CHEZ LE/ LA PERVERS(E) NARCISSIQUE SE SITUE DANS SON ENFANCE 

La perversion narcissique est une structure pathologique, provenant de manques affectifs et de failles problématiques non résolues dans l’enfance : le/ la pervers(e) narcissique oscille entre 3 et 5 ans d’âge mental, il/elle pense que tout lui est dû, et ne supporte pas qu’on lui dise non.

Le/la pervers(e) narcissique n’a pas intégré les codes relationnels et sociaux les plus élémentaires, car il/elle a manqué de repère et de modèle relationnel dans l’enfance : le respect de l’autre, la loyauté, l’honnêteté, la confiance, la compréhension ou l’empathie lui sont inconnus…  il/elle sait tout au plus feindre la sympathie au début, mais le masque finit par tomber.

Fonctionnant sur un mode relationnel toxique et délétère, il/elle ne sait pas construire, il/elle ne sait que détruire.

Les schémas parentaux et familiaux peuvent varier d’un cas à l’autre : le climat familial dans lequel le/ la pervers(e) narcissique évolue est le plus souvent insécure : un enfant délaissé, une mère autoritaire et humiliante, un père absent ou démissionnaire, un enfant roi…

Selon Paul-Claude Récamier le/ la pervers(e) narcissique n’a pas réussi à dépasser le stade du complexe d’œdipe.

Bien souvent on remarque que la relation à la mère est problématique à l’âge adulte : c’est un peu comme si il/elle réglait ses comptes envers sa mère, mais sur un autre individu.

LE/ LA PERVERS(E) NARCISSIQUE ET LE PROCESSUS DE CHANGEMENT ?

La parole de l’autre peut être envisagée comme un élément précieux à notre changement intérieur, à notre manière de se représenter les situations.

Pour changer, il faut accepter et laisser un autre entrer dans sa tête, bousculer notre vision des choses, et ainsi remanier nos idées et notre façon d’agir.

Le/ la pervers(e) narcissique n’accorde aucun crédit particulier à autrui, tout ce que l’autre dit n’a aucune valeur : il considère ne pas avoir besoin de l’autre parce qu’il sait déjà

En  ce sens tout processus d’altération est chez lui bloqué : l’autre ne le touche pas, ainsi le/ la pervers(e) narcissique ne change pas.

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