L’ORGASME AU FÉMININ

Au sens physiologique, l’orgasme reflète l’expression d’un plaisir intense qui survient au plus fort de l’excitation.

De manière générale on observe chez la femme, lorsque l’excitation érotique augmente, que la tension musculaire et sexuelle s’intensifie, le premier tiers du vagin gonfle, resserre l’ouverture et les deux tiers du fond du vagin s’arrondissent : d’autres manifestations périphériques apparaissent, telles que l’augmentation de la tension artérielle et la contraction des muscles faciaux. Notons que l’ensemble des réactions physiologiques observées varie d’une femme à l’autre.

En sexologie, les conceptions divergent encore quant à l’origine de l’orgasme féminin : une des principale controverse porte sur la distinction entre orgasme clitoridien et vaginal.

LE SEXE POUR LES FEMMES ?

Oui, mais uniquement pour procréer…

La sexualité féminine a longtemps été « mise au placard ». Jusqu’au XIXe le sexe est une affaire d’homme et la plupart des recherches en sexologie se concentrent autour du sexuel masculin.

L’ordre social étant basé sur l’institution qu’est le mariage, la question du désir et du plaisir au féminin ne se pose pas, c’est le siècle de l’idéalisation de la mère.

Jusqu’au milieu des années 60, il existait une double morale sexuelle : les femmes se devaient de préserver leur virginité jusqu’au mariage, tandis que les hommes bénéficiaient de plus de tolérance.

À cette époque, la révolution sexuelle se met en route d’un point de vu culturel et législatif, avec notamment l’autorisation de la contraception orale par l’état, ainsi que la libération des mœurs. De ce fait, les femmes maitrisent leurs fécondité et envisagent une sexualité épanouie comprenant un droit au plaisir.

Depuis lors, la sexualité des femmes ne se limite plus à la reproduction, mais est pourvue d’une fonction érotique, le plaisir devient primordial.

Si la période d’avant-guerre fût riche en recherches, de nombreux auteurs ont mené des travaux d’une grande importance sur la question du sexuel féminin à partir des années 50.

Master & Johnson sont les premiers scientifiques à avoir étudié le comportement sexuel humain et plus particulièrement le fonctionnement de l’orgasme. Leurs observations vont inspirer la plupart des chercheurs en sexologie et sont à l’origine de nombreux écrits liés à l’orgasme.

Dans les années 70 au États-Unis, le célèbre Rapport Hite rapporte que 88% des femmes déclare avoir un orgasme contre 11% qui déclarent ne jamais en avoir.

Cette vaste étude menée auprès de 3000 femmes remet en question bien des idées reçues sur la sexualité féminine, qui apparaît comme plus complexe et raffinée que ce que la société en percevait.

Pour la première fois les femmes osent parler de masturbation, d’orgasme, de plaisir féminin dans le coït.

L’auteur rassemble des milliers de témoignages en lien avec les comportements sexuels et surtout le fameux orgasme féminin, la stimulation clitoridienne avec ou sans pénétration vaginale.

D’autres auteurs révèlent l’importance de l’imaginaire et le rôle du cerveau dans la réponse sexuelle. En effet, une femme peut ressentir des orgasmes différents selon le partenaire et le moment, ce qui souligne le rôle fondamental de la pensée dans le ressenti de l’orgasme.

Dans les années 90, Whipple et all. démontrent que l’orgasme féminin peut être induit par simple suggestion verbale. Selon leurs observations, l’intensité orgasmique est similaire tant pour un orgasme induit par stimulation génitale que par imagerie mentale.

De même, d’autres recherches témoignent que certaines femmes peuvent connaître l’orgasme durant le rêve.

Les récentes avancées en neuroscience suggèrent que l’orgasme n’est pas seulement réflexe, d’autre part l’ensemble de ces recherches tend à déplacer le centre de l’orgasme féminin du clitoris et du vagin vers le cerveau comme ordinateur du plaisir et du désir.

LA QUESTION DU DÉSIR

Helen Kaplan met en évidence une phase indispensable au couple : LE DÉSIR. La question du désir est fondamentale puisqu’il est au centre du processus érotique.

Kaplan s’est essentiellement penchée sur la question du trouble du désir, selon elle les problèmes liés au désir sexuel constituent une cause d’anxiété pour l’individu et une source de conflit pour le couple.

En d’autres termes les troubles du désir altèrent la qualité de la relation sexuelle et donc la survenue de l’orgasme.

Le désir sexuel est une expérience unique et personnelle. Parmi les facteurs qui façonnent, facilitent ou bloquent les mécanismes du désir sexuel féminin, ont peut citer l’attitude et les interdits des parents, les croyances religieuses, les peurs et la méconnaissance du corps.

De même les phases de la vie d’une femme peuvent altérer le maintien du désir sexuel. Le passage de l’adolescence à celui de femme, la grossesse, la ménopause sont des périodes où la femme est vulnérable dans son désir sexuel.

Enfin, les expériences sexuelles traumatisantes altèrent l’image de soi et diminuent le désir allant jusqu’à l’aversion sexuelle.

Au delà des études traitant l’orgasme au féminin, les facteurs déclenchant la jouissance dépendent de chaque femme, de son vécu, de son histoire sexuelle, familiale et culturelle.

Une sexualité épanouie ne se mesure pas au nombre d’orgasmes, mais résulte d’un équilibre entre satisfaction des besoins psychique et physique.

Qu’est ce que l’orgasme ? Du grec Οργασμός (orgasmos) le terme signifie « je suis entièrement agité ».

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